Construction pas-à-pas du relief

La méthode que j’utilise est une coquille en lamelles de carton recouverte de bandes plâtrées puis je réalise les rochers avec du plâtre servant à enduire les murs. En anglais cette méthode est appelée « hard shell ».


Structure de base.

La première phase consiste à construire une structure en bois (multiplex, supports en sapin…) destinée à soutenir la coquille.


Treillis en carton.

Ensuite on utilise des bandes de carton prélevé sur des emballages de récupération pour construire la forme de base du relief. Les bandes sont pliées pour suivre le profil souhaité puis collées à la colle chaude. Les bandes sont croisées et des renforts sont éventuellement ajoutés pour augmenter la rigidité de la coquille.


Maillage dans le sens vertical.

Puis maillage dans le sens horizontal.

Exemple de renfort latéral.

Pose des bandes plâtrées.

L’étape suivante est la couverture du treillis en carton par des bandes plâtrées. Quatre couches sont nécessaires pour avoir une bonne rigidité (2 couches verticales et 2 couches horizontales alternées). D’une couche à l’autre, les bandes seront croisées. Les bandes sont prédécoupées pour chaque couche avant de commencer le trempage.

Le processus est alors le suivant : on prend une bande que l’on humidifie en la trempant dans un seau d’eau tiède. Un passage rapide dans l’eau est suffisant en tenant chaque extrémité de la bande avec une main et en la gardant la plus tendue possible sinon les bords latéraux se replient et se collent. On pose alors la bande sur le carton puis on lisse avec le doigt pour faire ressortir et bien homogénéiser le plâtre. Puis on recommence en évitant de faire se chevaucher les bords jusqu’à avoir terminé une couche. Puis on répète l’opération pour chacune des 4 couches.

Pose de la première couche de bandes plâtrées. 
Remarquez le papier cache pour protéger la zone au bord du décor.

Pour les bandes plâtrées il faut compter entre 1 et 2 € pour une bande 10 cm x 3 m. Les fournisseurs possibles sont les magasins de matériel pour artistes, les pharmacies, les firmes de produits pour modélistes. Les prix varient beaucoup d’un fournisseur à l’autre, il est utile de faire une petite étude des prix avant d’acheter.

Pour estimer le nombre de bandes nécessaires, il suffit de mesurer la surface à recouvrir puis de diviser par la largeur des bandes pour obtenir la longueur nécessaire et donc le nombre de bandes.

Le processus de pose est assez simple, mais très salissant. Il faut bien protéger ce qui ne doit pas être éclaboussé ou recouvert de plâtre. Il faut aussi se protéger en portant un tablier de travail et des gants.


Sculptage des rochers.

Pour cette partie, il faut définir le type roche et de formation rocheuse que l’on souhaite représenter en s’aidant de photos faites sur le terrain ou trouvées sur Internet. Ces photos seront également précieuses pour la mise en couleur.

Talus le long de la ligne 42 près de Rivage (ancienne gare de Liotte).

Talus le long de la N66 à Neufmoulin.


Les rochers réalisés ci-dessous sont de type schisteux avec un pendage assez faible.

Ils sont réalisés en plâtre à prise lente du type utilisé pour enduire les murs (Goldband de la marque Knauf). Le plâtre est préparé avec une consistance pas trop liquide et appliqué à la spatule en donnant une forme grossière aux rochers.

Application du plâtre et premier séchage.

Après avoir appliqué le plâtre, il faut le laisser sécher jusqu’à ce qu’il commence à durcir un peu (1/2 heure – 1 heure).

Ensuite on le travaille avec un vieux ciseau à bois ou avec des outils pour graver le lino.

Gravure des rochers.

Pendant la gravure, on s’aide d’un pinceau pour nettoyer les rochers. On laisse alors le plâtre prendre complètement (24 h) et on fignole le sculptage au ciseau.


Peinture.


Couche de fond.

Une première couche de peinture acrylique grise est appliquée sur l’ensemble du relief. La peinture n’est pas diluée. On la laisse sécher avant de continuer.

Ensuite on applique un lavis (peinture très diluée) de peinture acrylique noire en la faisant bien pénétrer dans tous les plis du relief. La peinture va s’accumuler dans les creux et ne va pas être très visible ailleurs. Après séchage on effectue des retouches en s’inspirant des photos avec  de l’ocre, de la terre de Sienne brulée…

Après un lavis de peinture noire et quelques retouches avec de l’ocre.

La dernière étape consiste en un brossage à sec (« dry brushing ») avec de la gouache blanche afin de faire ressortir les arêtes. Pour cela on passe le pinceau dans un peu de gouache en tube, non diluée, puis on l’essuie en le frottant sur un carton jusqu’au moment où l’on ne voit plus de traces blanches. Avec le pinceau en apparence sec, on passe alors sur les arêtes.

Résultat du brossage à sec.


Ajout d’un mur.

Lors de la construction du treillis, l’emplacement pour un mur de soutènement a été prévu. Il est fixé avec du plâtre au moment du sculptage puis est revêtu de peinture en suivant un processus similaire à celui utilisé pour les rochers.


Résultat final.

Il ne reste plus maintenant qu’à recouvrir le tout de végétation en utilisant divers produits, des buissons, des arbres…  À suivre dans un prochain article.

Résultat final.

Diorama descriptif devant la partie « campagne » du réseau 3 rails du club Ferro-Liège.


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